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Afropean Soul, Léonora Miano

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166, rue de C. est l’une des cinq nouvelles composant Afropean Soul et autres nouvelles de Léonora Miano. Les détails y sont d’une majestueuse cruauté. La plume de l’écrivaine est toujours aussi pointue.

Une jeune femme semble traumatisée. Elle cache de l’alcool dans sa poche, le sort et y renverse de la poudre prohibée avant de l’avaler cul sec. Elle se prépare à mettre au monde un être humain qui à coup sûr lui ressemblera pour avoir été initié à la toxicomanie trop tôt. D’ailleurs, il ferait mieux de ne pas naître comme le lui préconise la fille qui le porte en son sein.

Cette danseuse à la voix rauque mais douce à qui sa maman manque cruellement. Elle ne peut trouver un emploi parce qu’elle a donné ses jours de force à la danse. Pour n’avoir pas dansé avec des compagnie de renom, son CV reste vide. Dans son for intérieur, les combats entre un passé heureux, un présent rugueux et un futur inexistant ont eu raison de son mental. 

Ces femmes ont toutes un point commun. Elles se retrouvent à un moment ou à un autre à la rue… Elles habitent dans la ville où des stars claquent des fortunes en chaussures à talons. Elles côtoient des gens qui n’ont pas à se soucier d’un revenu nain qui n’offre aucune alternative et ferme la porte à tout genre de rêve. 

Difficile de tourner les pages. Mais on y revient, juste pour s’assurer qu’elles parlent bien d’êtres humains. A chaque histoire, on ne s’attend pas à pire, mais on est toujours servi. Parce que quand c’est fini, eh bien il y en a encore.

Merci à Léonora Miano de nous présenter ce décor soigneusement caché, loin de la Tour Eiffel !

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