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Boris Anselme Takoué : “Quant aux nouvelles maisons d’édition, il s’agit pour celles-ci, de s’ouvrir à tous les genres littéraires qu’on leur propose”

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Boris Anselme Takoué en Côte d’Ivoire rime avec journalisme et littérature. Il est auteur à ce jour de 5 ouvrages dont un paru aux éditions l’harmattan. L’amour dans la tête est la première œuvre de cet auteur. Je vous invite à le découvrir dans cet #entretient avec Vanessa.

Peut être une image de Boris Anselme Takoué

Vanessa ALABI : Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes livres ? N’as-tu pas l’impression que le thème de l’amour est surexploité en littérature ivoirienne ?

Boris Anselme Takoué : Il faut un peu d’amour pour égayer et faire pâmer les gens. La vie est dure pour certaines âmes; guerre par ici, maladie par là… Et ce n’est pas seulement dans la littérature ivoirienne qu’on voie ce thème. Qu’allez-vous dire maintenant de la littérature française, russe et autres ? Même en dehors de la littérature, par exemple, dans la musique, on exalte l’amour. Parce que c’est un thème sempiternel. En un mot, cela aide à vivre!

VA : Comment choisis-tu tes thématiques ?

BAT : J’aborde dans mes livres, des sujets qui m’inspirent. Le sujet d’un livre part chaque fois d’une inspiration. L’amour qu’on retrouve dans mes créations, vient donner un charme à la trame. Par exemple, l’un de mes prochains livres se prononce sur le sujet du racisme (qui est encore d’actualité ). J’y ai greffé, l’amour pour ne pas rendre ma création fade; il me fallait lui donner un peu d’esthétique. Vous comprenez ? Donc c’est de cela qu’il s’agit.

VA : Quel regard critique pourrais-tu porter sur le paysage littéraire ivoirien ?

BAT : Dans la sphère littéraire ivoirienne, il y a de nouveaux écrivains (après nous autres) qui s’essaient à la chose littéraire. A côté de cela, on enregistre l’arrivée de nouvelles maisons d’édition. Et je crois que nous avoisinons une trentaine de maisons d’édition chez nous. C’est une bonne chose! Parce que cela vient ettofer le champ culturel ivoirien.
Maintenant, ce qu’on attend des jeunes écrivains, c’est de se mettre véritablement au travail pour éviter d’écrire des navets. Il le faut pour éviter de retarder notre vie littéraire. Quant aux nouvelles maisons d’édition, il s’agit pour celles-ci, de s’ouvrir à tous les genres littéraires qu’on leur propose (car c’est de cette façon que la littérature ivoirienne peut respirer ).

Couverture Sylvia, la fille aux yeux bleus

Super belle couverture !

VA : Est-ce que tu vises un prix littéraire en particulier ?

BAT : Bon, moi, ce n’est pas trop mon dada. Je veux être surpris un jour, par un prix littéraire (ce qui devrait être normal pour un écrivain sérieux). Un écrivain ou un auteur ne doit pas s’attendre à un prix. Ce n’est pas son rôle ; ce qu’on lui demande, c’est de produire des ouvrages pour aider le monde à se porter comme un charme. C’est tout!

VA : As-tu déjà participé à un salon du livre hors de la Côte d’Ivoire ?

BAT : Pas encore. Cela devrait se faire cette année, au salon du livre de Paris, mais à cause de la crise sanitaire qui continue de faire malheur ici et là, ça été annulé pour la seconde fois. C’est le destin… Cependant, il faut bien continuer d’avancer en attendant que les choses soient commodes.

VA : Songes-tu à l’auto édition ? Pourquoi ?

BAT : Oui, un jour, si Dieu me fait la grâce d’avoir ma propre maison d’édition. Cela me permettra d’avoir véritablement une idée sur les sorties et entrées. Vous comprenez un peu ce que je veux insinuer, n’est-ce pas ? (Rire).

L'écrivain Boris Anselme Takoué dévoile un nouvel ouvrage | Pressecotedivoire

VA : “Les ivoiriens n’aiment pas lire” tu es d’accord avec ?

BAT : Non! Car beaucoup lisent. J’en rencontre à mes dédicaces à Abidjan où je bouge régulièrement. Ce sont surtout les jeunes filles et les femmes qui lisent assez. Mais il faut encore exhorter les autres gens à pactiser avec le livre; gage de développement personnel.

VA : Peut-on vivre du métier d’écrivain en Côte d’Ivoire selon toi ?

BAT : C’est d’abord un métier comme tout autre. Donc, normalement, ça peut sustenter l’écrivain; si en aval, vous êtes un écrivain ou un auteur sérieux et également, en amont, si vous avez un éditeur sérieux. J’en veux pour preuve, mon parrain littéraire, Isaïe Biton Koulibaly.

VA : Lequel de tes livres te rend le plus fier ?

BAT : Je n’ai pas encore écrit ce livre. La suite nous situera. Toutefois, je ne botte pas en touche, mes précédentes publications qui font gringuer.

VA : Quels sont tes projets  ?

BAT : J’attends mes nouvelles parutions en Côte d’Ivoire: il s’agit de trois romans, de deux recueils de nouvelles, un essai et un livre pour enfant.
En attendant leurs naissances, je suis en train de terminer la rédaction d’un roman. Après, j’attaque l’écriture d’un autre roman…

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Récemment, Boris Anselme Takoué a été récompensé en tant que journaliste culturel lors de la rentrée littéraire de l’AECI ( Association des écrivains de Côte d’Ivoire). Ses livres sont disponibles en librairies en Côte d’Ivoire.

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